Les artistes, artisan.e.s et passeur.euse.s de mémoire d’ici que l’on côtoiera tout au long du Festival sont les suivants:

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Marie-Paule Malec, présidente du Festival du conte et de la légende de l’Innucadie

Fière membre et représentante de la Nation Innue et particulièrement comme femme innue. Elle a travaillé plusieurs années pour la Société de communication attikamekw montagnais (SOCAM) comme réalisatrice et animatrice-journalistique d’émissions à caractère culturel, politique, public et social.
Son implication sociale étant hors du commun, elle a été récipiendaire du prix du Bénévolat Dollard-Morin décerné par l’Assemblée nationale du Québec pour son dévouement à la cause des jeunes de sa communauté et de la région de la Côte-Nord. Son implication en tourisme depuis une quinzaine d’années lui a aussi permis d’établir un dialogue constructif, novateur et durable entre sa communauté autochtone et les communautés allochtones.

Par-delà ses nombreuses connaissances, son expertise variée, son dynamisme et son implication sociale, la plus grande qualité de Marie-Paule est son humanité et son amour des gens qui l’entourent. Elle est considérée à juste titre comme une grande experte de l’innu-aitun, la vie et les techniques de vie traditionnelle innue. Pour sa mère, et en tout respect pour les autres membres de sa très nombreuse famille, elle est la meilleure en cuisine, en camping et en connaissance et respect des animaux et de leur usage dans les plus belles traditions du peuple innu. C’est pourquoi elle mène actuellement le développement d’une École de vie traditionnelle, SHUNIEN UTINNU AITUN, une école spécialisée en formation des savoirs ancestraux et en tourisme autochtone.

Édouard Kaltush

Innu de Nutashkuan, Édouard Kaltush est intervenant en toxicomanie au centre de santé auprès des jeunes de Nutashkuan depuis 25 ans. Il est passionné par les activités de chasse et de pêche traditionnelles innues et la fabrication de raquettes et autres objets utilisés pour ces pratiques. Il s’applique sans relâche à enseigner aux jeunes de sa communauté la richesse du savoir-faire ancestral afin de contrer les effets néfastes de l’abandon progressif de la culture. Ses documentaires avec le Wapikoni, Ashatsheu-Kushkan Anite Pineuatshi (L’hameçon de Pineuatshi) et Uenutishiu Katshapitesh (La richesse du chauffe-eau), sont pour lui des outils de transmission de ses connaissances.

Pour le connaître un peu plus: un lien vers un reportage de Radio-Canada l’accompagnant à la pêche au homard traditionnelle.

Louise Tanguay

Née à Natashquan, Louise est allée vivre à Lourdes du Blanc-Sablon à l’âge de 5 ans. Bachelière en littérature et riche d’une expérience d’organisatrice communautaire en Basse Côte-Nord, elle nous présente ce pays rude et fantastique en nous racontant, comme on le faisait dans les cuisines, les histoires fantastiques des femmes de sa famille et la sienne. Elle parle l’innu et s’entretiendra avec Germaine lors de la Soirée Innucadienne.

Germaine Mesténapéo

Germaine Mesténapéo est née à Nutashkuan pendant la fondation de la communauté innue, lors de la chefferie de son défunt grand-père Joseph Bellefleur. À la même période, sa famille continuait à vivre comme nomades dans le Nutshimit, le territoire ancestral qui s’étendait au Québec et au Labrador. Ils ont dû abandonner cette façon de vivre lorsque l’école fédérale fût construite et que le gouvernement a obligé les parents à envoyer leurs enfants à la petite école pour leur faire apprendre une autre culture et une autre langue.

Shanimen ou Mishta-Shanimen est son nom innu reconnu.  Elle conte et chante dans sa langue d’origine ainsi qu’en français. Lors de son enfance, ayant eu une relation privilégiée avec les Aînés de son village, ceux-ci lui ont naturellement transmis une aptitude de conteuse. Raconter de manière traditionnelle orale selon la coutume lui est venue en écoutant surtout, ses trois arrière-grands-mères, Enain, Shuni et Ishkueshtshi. Après avoir occupé des postes en communication en tant que journaliste et animatrice, Shanimen a naturellement développé un penchant de militante et d’activiste pour les sujets chauds touchant l’ensemble des Premières Nations. Cette particularité l’a conduite à une formation en Muséologie et son conte sur le Teuaikan, le tambour sacré, en est issu. 

Selon Germaine Mesténapéo, le conte se transforme donc en atout précieux et devient une approche d’intervention efficace auprès des jeunes provenant des communautés innues et francophones.  Elle a découvert que la discipline s’auto-régularise naturellement car le conte renforce de manière spéciale, la transmission intergénérationnelle des valeurs innues et de l’enseignement traditionnel.

Un lien vers une de ses réalisation: Avec joie je me souviens – Minuentakuan Tshesishtamak

Adèle Bellefleur

Aînée de Nutashkuan, Adèle Bellefleur porte en elle la mémoire et la connaissance du Nitassinan. Grande spécialiste des plantes et de la médecine traditionnelle, elle consacre son temps à transmettre son savoir et sa culture aux plus jeunes de sa communauté tout en soignant les aîné.e.s. Infirmière de formation, elle a travaillé auprès des malades dans les hôpitaux pendant plusieurs années avant de revenir dans son village passer sa retraite à se consacrer aux membres de sa communauté. Madame Bellefleur est aussi spécialiste de la cuisine traditionnelle et elle ne manque pas une occasion pour faire fumer et cuire le saumon, le pain banique qu’elle offre en dégustations avec des confitures de petits fruits et des tisanes de mélèze et de thé du Labrador.

Charles-Api Bellefleur

Innu de Unamen-Shipu, Charles Api-Bellefleur est détenteur des vieilles légendes de son peuple. Il nous les raconte dans une langue colorée et pleine d’images. Chasseur et rêveur, il est aussi musicien et s’accompagne à l’accordéon et au teueikan, tambour sacré et très respecté chez les Innus.

Mathias Malec

Innu de Nutashkuan, Mathias Malec est un des aînés de la communauté qui n’a jamais quitté la réserve pour aller étudier au pensionnat. Il a vécu la vie nomade, son mode de vie est basé sur les traditions, il vit au rythme des saisons et ne manque jamais une occasion pour représenter sa nation et raconter ses histoires de chasse au caribou, de pêche au saumon, de vie dans le territoire.

Abraham Bellefleur

Innu de Ekuanitsht, Abraham Bellefleur est maintenant un joueur de tambour traditionel. Il est un grand connaisseur de la remonter dans le territoire. Il a chassé le phoque pour sa graisse et sa peau et a appris à connaître très bien les animaux marins, étant donné qu’ils passaient tous leurs étés sur le bord de la mer. Il fait aujourd’hui des démonstrations de ses connaissances et anime des ateliers de vie traditionnelle auprès des jeunes.

De gauche à droite, Charles-Api Bellefleur, Mathias Malec, Abraham Bellefleur, Marie-Paule Malec