Le Festival est honoré d’accueillir l’ensemble de ces artistes tous autant impressionnants les un.es que les autres par leurs accomplissements et par le rôle phare qu’ils occupent dans leur milieu.

Pour consulter la page dédiée aux artistes d’ici, cliquez ici!

Rodney Saint-Éloi, président d’honneur

D’abord poète et éditeur en Haïti, où il est né en 1963, Rodney Saint-Éloi déménage au Québec pour aller à la rencontre d’une altérité culturelle. À la suite de l’obtention d’une maitrise en littérature francophone à l’Université Laval, il déménage à Montréal, où il fonde la maison d’édition Mémoire d’encrier et où il continue parallèlement à faire foisonner une œuvre poétique (J’avais une ville d’eau, de terre et d’arc-en-ciel heureux (1999), en passant par Récitatif au pays des ombres (2011), jusqu’à Jacques Roche, je t’écris cette lettre (2013)) que distingueront les honneurs de plusieurs nominations et prix. Membre de l’Académie des lettres du Québec et très récemment nommé Compagnon des arts et des lettres du Québec par le CALQ (2019) en même temps que Michel Marc Bouchard, Céline Dion, Serge Fiori, Kim Thuy et 12 autres artistes québécois éminents, il a contribué de façon importante au développement de la culture au Québec en permettant de faire résonner en son sein les voix d’altérité de toutes les « autres » cultures qu’elle abrite et héberge, voix dont dépend la richesse culturelleau Québec.

Lien vers son site: http://memoiredencrier.com/rodney-saint-eloi/,
lien vers un récent article-entrevue: https://www.ledevoir.com/videos/555474/ordre-des-arts-et-des-lettres-rodney-saint-eloi#:

Jacques Lachance, porte-parole et cofondateur du Festival

Jacques Lachance atterrit sur la piste de sable de Natashquan pour la première fois en 1972. Visitant ensuite à plusieurs reprises Natashquan et Nutashkuan et y tissant des liens étroits et respectueux avec les membres de ces communautés, il est marqué par le « pays de Gilles Vigneault ». Il quitte alors la vie urbaine et vient s’y installer en 1977 avec de nombreux projets en tête, orientés par son sens du partage, d’authenticité et de défense du patrimoine vivant et bâti.

C’est ainsi qu’en intime collaboration avec sa compagne Lyse Laberge et avec les communautés innues, il se lance dans le démarrage d’un réseau de radios autochtones qui permettra de répondre aux besoins de communication qu’il constate dans le nouveau milieu qui l’a adopté. Le réseau satellitaire, débutant à Nutashkuan avec la Ushahumek nutashkuaniu kaiamiumishtuk, deviendra plus tard la SOCAM lorsqu’une vingtaine d’autres stations emboiteront le pas à l’initiative de Jacques Lachance.

Après une vie riche en implications les plus diverses autant dans les communautés autochtones de la Côte-Nord qu’à Québec, Jacques revient s’installer à Natasquan dans les années 2000 pour participer à un développement accéléré de l’industrie du tourisme dans la région. En naîtra la Copacte et nombre d’infrastructures destinées aux visiteurs et ouvertes aux sociétés québécoises et autochtones. C’est à l’intérieur de ce processus de développement et de faire parler le pays, de le raconter, de raconter ses gens provenant des deux sociétés, que le terme Innucadie naîtra d’une rencontre entre le conteur Alexis Roy et Jacques Lachance. Sera instaurée en 2006, la première édition du Festival du Conte et de la légende de l’Innucadie, un concept de rencontres avec le public et devant le public, pour souligner une mixité d’expériences entre Innus et acadiens de souche établis en ce pays. Il accompagnera pendant nombre d’années le dit festival qui attirera, au fil du temps, diverses personnalités connues, des conteurs de partout, les anciens et les jeunes des deux communautés voisines.

Conteuses professionnel.le.s invité.es

Françoise Crête, conteuse québécoise

Françoise Crête parcourt les routes du conte depuis 2003, après avoir emprunté les sentiers du théâtre, du mime et du clown. Ses souliers de conteuse l’ont fait voyager au Québec, en Nouvelle-Écosse mais aussi en France, en Roumanie, en Arménie et en Suède. Elle a donné près de 300 spectacles dans des festivals ou divers lieux culturels. Ses personnages, souvent conjugués au féminin, surgissent de son imagination ou sont puisés dans la tradition. Ses contes nous font prendre des chemins de travers parsemés de sourires, de surprises ou de moments qui font réfléchir .
Lien vers son site: http://francoisecrete.com

Son spectacle : Esther, Récit d’aventure
« Comment survivre seule au 18e siècle ? L’histoire vraie d’Esther, jeune femme habillée en garçon, a marqué l’imaginaire de l’époque. Les aventures de cette première juive « déclarée » en Nouvelle-France se succèdent au rythme du conte, du théâtre d’objets et de la musique. Migration, intolérance et liberté trouvent encore leur écho aujourd’hui. »
Un teaser de ce spectacle! : https://vimeo.com/323202472

Geneviève Marier, conteuse québécoise

Geneviève Marier conte depuis les années 80. On l’a entendue dans différents festivals au Québec et en France ainsi que sur des scènes québécoises et françaises, ainsi qu’au Brésil. Depuis 2012, elle a donné plusieurs ateliers à des conteurs et des conteuses sur le travail du corps et de la voix pour la présence sur scène, en France, au Québec et au Brésil. Elle fait du coaching pour des conteurs de la région de Québec. Dans cette même région, elle fait aussi de la médiation culturelle autour du conte avec les enfants, les adolescents, les adultes et les aînés. Pour elle, raconter une histoire est sa façon préférée de prendre part à la communauté mais aussi, un formidable outil pour créer du liant dans nos communautés…qui en ont bien besoin !

Son spectacle: Geneviève se donnera en prestation à la maison Les Douces heures de l’âge, où elle vous dira des contes où le vécu s’enracine avec l’imaginaire. À travers le temps et la musique de la langue, nos histoires vivent quand elles sont partagées.

Lien veres son site : http://www.genevievemarier.com

Écrivain.e.s invité.e.s – Formateur.rices du Camp culturel de la relève Innucadie

Naomi Fontaine, romancière innue de Uashat

Jeune femme innue originaire de la communauté de Uashat, près de Sept-Iles, elle fait ses études de littérature à l’Université Laval de Québec et bénéficie du programme Première ovation de l’Institut canadien de Québec (mentorat avec Jean Désy).
De Québec, elle trouve sa voix dans l’écriture du quotidien de sa réserve natale. Poète dans l’âme, elle ne manque pas de s’intéresser aussi à la nouvelle. Tous les moyens sont bons pour partager son profond désir d’exister et son expérience de jeune autochtone.
Elle est connue pour ses deux romans publiés à la maison Mémoire d’encrier. Kuessipan (2011) racontant le quotidien sur une réserve innue, son premier lui a valu le titre de Finaliste pour le « Prix des 5 continents ». Il a même été adapté au cinéma! Élue « Révélation de l’année 2011 » par la revue Le libraire et choisie pour faire partie des « Femmes 2011 de l’année » du magazine Elle Québec, sa carrière commence en force. Manikanetish (2017), issu de l’expérience d’enseignement dans sa réserve vers laquelle elle s’est orientée apres Kuessipan, rend hommage à la fondatrice de l’école dépeinte dans son roman.

La force de son écriture donne une voix puissante remplie d’espoir à son peuple, duquel elle dépeint la réalité difficile et douloureuse. Mais elle est aussi animée du désir d’être présente dans sa Nation innue et c’est pourquoi, après avoir été Présidente d’honneur du Festival de l’Innucadie en 2018, elle revient cette année pour être présente lors des rencontres littéraires, mais aussi auprès des jeunes du Camp de la relève

Un lien vers sa page à sa maison d’édition: http://memoiredencrier.com/naomi-fontaine/

François Bon, écrivain et éditeur

François Bon est né en Vendée, en 1953. Il publie son premier livre, Sortie d’Usine, aux éditions de Minuit en 1982. Parmi ses autres livres, une trilogie sur le rock (biographies des Rolling Stones, Dylan, Led Zeppelin). Dans les années 2000, il expérimente le théâtre et le film documentaire, ainsi que les ateliers d’écriture. Il fonde en 2015 sa propre maison d’édition, Tiers Livre Éditeur, en complément de la plateforme web d’expérimentation, créée dans un véritable élan pionnier en 1998. De 2013 à 2018, a enseigné l’écriture à l’École nationale supérieure d’arts de Paris-Cergy.

Il agira dans le Camp culturel de la relève en tant que mentor pour les ateliers de création littéraire, ateliers auxquels il s’aiguise de pratique depuis 1993 en France. Sa présence inspirante, curieuse et passionnée sera également assurée lors des rencontres littéraires que propose le Festival.

Le lien vers son site web : http://www.tierslivre.net

Autres artistes invités

Zal Sissokho est né au Sénégal et s’est installé à Montréal en 1999. Il a rapidement fait sa place en jouant en solo, avec son groupe au sein des collaborations qu’il multiplie autant avec les frères Diouf qu’avec Richard Séguin. Il contribue également à la musique de plusieurs albums, du Cirque du Soleil (Ô) et du film Un dimanche à Kigali. Sa musique lui sert principalement à colporter la mémoire orale du peuple mandingue d’Afrique de l’Ouest. Cette tâche de transmission que les cordes de sa kora lui permettent d’accomplir d’une façon unique aura l’occasion de se rapprocher de celle de la Nation innue que les conteurs prennent ici à charge d’exécuter. Lien vers son site : http://zalsissokho.ca

Ce cadre de partage sera également rempli des couleurs de son ami Abdoulayé Sané, musicien, conteur, peintre et poète d’origine sénégalaise qui n’en sera pas à son premier Festival Innucadie. En 2018, il était venu nous partager l’art de conteur inspiré de son grand-père qu’il accompagne de musique et de didgeridoo. Cette année, il revient en compagnie de Zal non seulement pour partager avec les festivaliers, mais aussi pour faire présent de leur expérience aux jeunes artistes du Camp culturel et artistique de la relève innue lors d’ateliers interculturels.

Lien vers une capsule de la Fabrique culturelle: https://lafabriqueculturelle.tv/…/abdoulaye-sane-ou-la-magie-du-didgeridoo

Ce duo qui se nourrit d’échanges en 9 langues différentes saura à coup sûr en faire découvrir énormément aux festivaliers.

Sonia Koskas

Sonia Koskas est née à Tunis. Elle quitte la Tunisie à l’âge de cinq ans et elle grandit à Sarcelles, dans la banlieue parisienne. Sa grand-mère, qui racontait l’épopée familiale, réelle ou imaginaire, est sans doute à l’origine de son goût de raconter. Le répertoire traditionnel de son pays d’origine lui a été transmis en partie par son père. Les contes judéo-arabes et méditerranéens constituent son répertoire de prédilection, contes des grands hommes du judaïsme (Salomon, le Prophète Élie, Rambam…) et aussi les contes arabes que nos aïeux héritaient de leurs voisins, s’appropriaient et transmettaient à leur tour, et bien sûr, Ch’ha, qui appartient à tout le monde !

Reconnue comme conteuse de la Méditerranée, Sonia Koskas nous dit la diversité du monde qui la borde, mais aussi, bien au-delà des berges de la grande bleue, elle nous emmène de l’Europe jusqu’à la lointaine Asie, partout où les humains vivent et rêvent, si semblables et si différents à la fois. Les contes permettent de rire des choses graves, d’être sérieux sans être triste, de s’émouvoir sans s’apitoyer. C’est pourquoi Sonia Koskas conte aux adultes aussi bien qu’aux enfants. Car les grands comme les petits doivent être pris au sérieux et le conte est une chose sérieuse.

Lien vers son site: https://www.sonia-koskas.com/

Gilbert Hervieux

Conteur, animateur et interprète de la nature de Pessamit, il est récipiendaire du Prix d’excellence de la Culture Côte-Nord 2018 pour la réalisation de sa brochure « Wabush au pays des innus », dans laquelle il élabore « L’homme de la Terre », une poésie des quatre saisons à l’aide des observations amassées au fil des années. De plus, son projet contient un récit émouvant, intitulé « Au coeur du territoire », d’une transmission des savoirs ancestraux d’un père à son fils.
Gilbert sera avec nous pour nous présenter le contenu de son petit ouvrage ainsi que pour en discuter avec les intéressés.

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