2006 – Natashquan, le pays raconté

C’est en juillet 2006 que Natashquan a tenu sa première édition du festival du conte et de la légende de l’Innucadie. Dans le cadre de son projet de revitalisation de la région intitulé «Natashquan, le pays raconté», le petit village d’à peine plus de 1000 âmes — en comptant ceux de la communauté innue Nutashkuan — accueillais des poètes, des conteurs et des musiciens issus de la tradition innue et non autochtone.

Source : Le Devoir

2007 – Raconte-moi l’Innucadie

Lieu de rencontre qui ne se trouve sur aucune carte mais qui est pourtant bien réel, l’Innucadie symbolise cette cohabitation entre les Innus et les descendants des premiers Acadiens des Îles-de-la-Madeleine, une rencontre qui dure depuis plus de 100 ans et qui nous sera racontée de mille façons lors de la deuxième édition du Festival du conte et de la légende de l’Innucadie se déroulant dans le village chargé d’histoire qu’est Natashquan, sur la Côte-Nord, le festival compte parmi ses invités plusieurs conteurs renommés du Québec. Pour sa deuxième édition, le festival mise aussi sur plusieurs nouveautés, dont des contes pour enfants et des spectacles de jeunes artistes de la relève innue.

Le Festival du conte et de la légende de l’Innucadie, qui gagnait en mars 2008 le prix spécial du jury au Gala régional des Grands prix du tourisme, a recueilli plus de 2000 entrées lors de l’édition 2007.

Source : Voir.ca

2008 – Natashquan, là ou le temps s’arrête

Natashquan, le village natal de Gilles Vigneault, accueillait pour la 3ème année le Festival du conte et de la légende de l’Innucadie. Depuis ses débuts, cet événement connaît un grand succès, avec 2000 entrées payantes par année, une affluence énorme pour un si petit village situé au bout de la route 138. Depuis ses débuts, ce festival a deux objectifs : revitaliser Natashquan, magnifique petit village de 275 habitants qui vie difficilement le déclin de la pêche et créer des ponts avec Nutashkuan, le village voisin innu comptant 900 habitants en forte progression.

Source : La Presse, 14 juin 2008

2009 – Territoire fantastique

Mouches noires, outardes, morues, feux follets remplissent l’imaginaire des conteurs qui s’imprègnent des lieux et de l’histoire des rives de Natashquan/Nutakuan. Sous le thème territoire fantastique, la programmation offre des échanges entre conteurs du cru et conteurs professionnels.

Plusieurs des participants au festival sont montés à bord de la Caravane de l’imaginaire partie de Montréal et qui s’est arrêtée en chemin à Tadoussac, à Maliotenam, à Mingan, à Rivière-au-Tonnerre et à Agaunish.

Source : RadioCanada

2010 – Mer et merveilles

Le festival de l’Innucadie se distingue par sa volonté de faire la rencontre entre Autochtones et Allochtones. Encore une fois, cette année, les artistes invités proviennent de différentes communautés. Les 5 jours du festival se dérouleront sous la tente, dans la salle de spectacle du café-bistrot l’Échourie, juste au bord de la mer, et dans les maisons. Les Rencontres feront découvrir les conteurs naturels du village, accompagnés par un conteur invité. La série Les murs ont des racines aura lieu dans les maisons, là où les histoires et les faits vécus prennent toute la place. Les mouches noires, ce sont les conteurs et conteuses lâchés lousse qui frappent aux portes, s’invitent chez les gens, entrent au magasin général, passent par les galets et vous en content une p’tite vite au détour d’une rencontre.

Source : Innu-Essipit.com

2011 – Nomades et exilés

6 au 10 juillet, le Festival du conte et de la légende de l’Innucadie revient à Natashquan. Cette année, c’est sous le thème Nomade et exilé que sera présenté le Festival, toujours à la croisée des routes entre le peuple innu et les Acadiens de la Basse-Côte-Nord.

Le Docteur Stanley Vollant, qui a entrepris un long pèlerinage de cinq ans dans toutes les communautés autochtones entre le Labrador et l’État de New York, sera cette année le porteur de bâton de parole, un rôle qui a déjà été tenu par Chloé Sainte-Marie, Antonine Maillet, Jacques Lacoursière et Serge Bouchard

Source : Info-Culture.biz

2012 – Les ancêtres

Cette année, ce sont les ancêtres Innus et les descendants Acadiens qui porteront le fameux bâton de parole, conçu par un artiste innu. Ce dernier a déjà été transporté par des personnalités très connues du grand public, dont la chanteuse et la comédienne Chloé Sainte-Marie, l’anthropologue Serge Bouchard, un conteur de Sept-Îles, Simon Gauthier et la chanteuse, Claire Pelletier.

La programmation de l’édition 2012 s’avère tout aussi chargée que les années précédentes. Celle-ci met autant en valeur les artistes locaux que les artistes professionnels. Comme c’est le cas chaque année, l’événement se déroule tout en parole, en musique et en chanson.

Source : Le Nord-Cotier

2013 – Métissés serrés

Sur la Côte-Nord, cet événement est le seul dédié au conte. Ce dernier s’inscrit dans un esprit de renouveau du conte qui se manifeste dans la grande francophonie et se veut un grand rendez-vous de la parole. «C’est une grande fête entre voisins. C’est quatre jours consacrés au conte et à la musique. Cette année, l’accent est mis sur le métissage. Un thème choisi pour exprimer l’importance des liens qui se sont tissés entre la culture acadienne et celle innue», avance le directeur général de la COPACTE, Sébastien Cloutier.

Pour une première fois, toutes les festivités se dérouleront sur le même site, c’est-à-dire à proximité du Café-bistro L’Échouerie. Pour cette 8e édition, le comité organisateur pourra compter sur la présence d’un anthropologue de l’Université Laval, Paul Charest, à titre de porteur de bâton. Dans ses recherches, ce dernier s’intéresse surtout à l’adaptation des groupes sociaux à leur milieu de vie en période de changement. La force de cet événement réside surtout dans le talent des conteurs participants.

Source : Le Nord-Cotier

2014 – Le pays raconté

Pour le bénéfice des visiteurs, la corporation du festival est heureuse d’annoncer son partenariat avec Voyages CoSte(Coopérative de solidarité en tourisme équitable), qui devient cette année l’agence de voyage officielle du festival.

Seul événement consacré au conte sur la Côte-Nord, le Festival du conte et de la légende de l’Innucadie s’inscrit dans le grand mouvement du renouveau du conte qui se manifeste partout dans la francophonie depuis une quinzaine d’années.

« Il n’y a pas que les mots qui résonnent au Festival du conte et de la légende de l’Innucadie », affirme Jacques Lachance, directeur artistique du festival. « Natashquan est un haut lieu de parole, certes, mais aussi de chanson et de musique. Le tambour, le violon, la guitare et l’accordéon sont liés à l’histoire des gens de nos deux communautés. Les notes jouées et chantées se mêlent alors au vent de la mer et réjouissent, à chaque année, les visiteurs et les gens du pays. » –

Source : Info-Culture.biz

2015 – Nomade et international

De son importance et son avenir, le Festival a pour vocation de favoriser une saine réflexion sur les relations allochtones et autochtones à travers la région, le pays et ultimement le monde. C’est en ce sens que l’événement prend cette année un tournant nomade et international. Par la parole voyageuse, par les contes et légendes propres aux nations mais transcendant pourtant les différences par leur universalité, le Festival veut appeler à un rassemblement sur toute la Côte-Nord jusqu’au bout de la Minganie, à une rencontre d’une grande envergure, base d’échange, de rapprochement et d’inspiration pour des jeunes d’ici et de partout. C’est dans cette optique au large rayonnement que nous célébrons le dixième anniversaire, un festival plus que jamais bâtisseur d’avenir.

Source : Innucadie.com

2016 – Rêves et rencontres

Président d’honneur du Festival du conte et de la légende de l’Innucadie, André Maltais est considéré par plusieurs comme l’une des personnalités politiques ayant le plus contribué au développement de la Côte-Nord. Une carrière durant laquelle il a parfois eu des rapports tendus avec les chefs des différentes communautés. André Maltais envisage ce rôle comme celui d’un rassembleur. «Je suis très honoré qu’on m’ait fait cette proposition. Je me vois comme le porte-parole de cette réalité. Je crois que ce thème de la rencontre est tout à fait à propos. Ça reflète bien l’âme du festival», explique-t-il.

Très intéressé par les rapports entre les Innus et les Acadiens, il considère que cette rencontre a été marquante à bien des niveaux. «À ce moment-là, les blancs étaient plus nombreux que les autochtones. Aujourd’hui, ça s’est inversé. J’ai eu la chance de vivre avec eux. J’ai négocié avec eux. Tout se fait, à la base, par la tradition orale. Ils sont très sensibles à la protection de leur langue. Ils sont 15 000 à la parler à travers le monde», précise-t-il. Le plus grand défi résidant aujourd’hui, selon lui, dans la transmission de ces connaissances et de ce savoir chez la jeunesse autochtone. «Il faut savoir comment préserver cette culture et cette langue. C’est un travail colossal (…) Les préjugés résultent d’une méconnaissance. De mon côté, j’ai toujours apprécié la différence. Ça ne m’a jamais fait peur. Ça m’impressionnait beaucoup de voir ces personnages. J’ai grandi avec eux. J’ai fini par ne plus voir cette différence», soulève-t-il.

Source : Le Nord-Cotier

2017 – Mythes dans le monde et mythes autochtones de création du monde

D’après des organisateurs de l’événement, cette douzième présentation marque une évolution importante du festival en proposant pour la première fois des activités dans la communauté innue de Nutashkuan. La présidente du festival, Marie-Paule Malec, qui habite Nutashkuan, expliquait à quel point elle était heureuse de pouvoir partager la culture innue dans sa communauté.

« On le faisait à Natashquan à quelques kilomètres d’ici [les années dernières]. Mais être dans sa communauté et de montrer c’est quoi notre culture, c’est doublement enrichissant », poursuit-elle.

Joindre la communauté innue aux activités du festival permettra aussi d’intéresser les jeunes Innus à prendre la relève, estime la directrice générale du Festival, Monique Bouchard.

« Je pense que les déployer sur la réserve est la combinaison gagnante pour les intéresser à prendre la relève pour le tourisme [de la région] », ajoute-t-elle.Selon la directrice générale, entre 400 et 500 touristes ont visité le site du festival dans la communauté de Nutashkuan.

Source : RadioCanada

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